1979 le Minitel une révolution.

 

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Historique

Cette technologie de communication à la porteuse caractéristique ,fréquence au sifflement a été développée par le ministère des Postes et Télécommunications et utilisée en France, essentiellement dans les années 1979  et 1990, avant d'être

supplantée par l'accès à Internet.

 

En février 2009, selon le groupe France Télécom, le réseau de Minitel enregistrait encore 10 millions de connexions mensuelles sur 4 000 codes de services Vidéotex, dont un million sur le 3611 (annuaire électronique).

En 2010, 2 millions de personnes utilisaient encore le minitel, pour 200 000 euros de chiffre d'affaires.

Le service a été fermé par France Télécom - Orange le 

. L'arrêt du Minitel est une conséquence de la décroissance des usages et de la fermeture du réseau support de l'offre Minitel.

Ce réseau support étant de moins en moins utilisé, et compte tenu des évolutions technologiques, il a été décidé je d'arrêter son exploitation.

Contexte.

 

Depuis la fin des années 1950, les ingénieurs du ont développé des ordinateurs, puis des réseaux numériques expérimentaux, en collaboration avec l'industrie électronique et le Plan Calcul.

Leurs homologues américains, anglais ou allemands font de même, dans une ambiance d'émulation internationale.

Divers projets – visiophone, annuaire électronique, réseaux d'ordinateurs, etc. – contribuent à former dans ce milieu d'ingénieurs une vision des télécommunications futures, soutenue par les moyens financiers considérables investis dans le plan de rattrapage téléphonique des années 1970.

Le Directeur technique   Bernard Marti coordonne les travaux d'une équipe à l’origine du Minitel, le projet Minitel étant supervisé par Jean-Paul Maury, directeur du projet « Annuaire Électronique et Minitel » (1979 - 1985).

D'après Bernard Marti, le nom « Minitel » serait l'abréviation de « Médium interactif par numérisation d'information téléphonique ».

 

Le concurrent américain du Minitel est le système NAPLPS. Conçu comme vecteur de vente à domicile, il met l'accent sur un affichage en couleurs de qualité photographique.

À cause du coût des composants et du faible débit des lignes de l'époque — surtout aux États-Unis — la déception est sévère :

  • l'affichage de certaines pages pouvait prendre une durée de six minutes ;
  • le mixage de texte et de graphiques, qui ne posait pas de problème avec les caractères semigraphiques de basse qualité du Minitel, n'était pas possible sans faire monter le coût de réalisation du terminal à des valeurs prohibitives en RAM et en ROM.

Seuls restèrent en lice le Minitel, le tous en Europe, tous fondés sur la norme Vidéotex.

La réalisation du Minitel ayant été confiée à trois industriels différents Matra,  Philips et -Alcatel, le prix de série put être négocié au plus bas en tenant compte d'une hypothétique, mais probable, baisse future des prix de revient par l'évolution technologique et l'accroissement des quantités produites ,par les fournisseurs. 

Le programme Télétel nom du réseau des terminaux appelés Minitel est reconnu dans le monde entier comme le premier réseau télématique grand public et comme un succès commercial.

Par la suite, les services commerciaux du Minitel ont subi la concurrence d'Internet, dû à un manque de volonté de certains dirigeants  d'après Bernard Marti, vers davantage d'affichage d'images ou de dessins.

 

Expérimentation

 

La phase d'expérimentation commence en 1979 à travers plusieurs opérations sur le terrain :

 

Annuaire électronique.

 

L'un des 55 premiers terminaux distribués à Saint-Malo montre un plan des remparts 
Il était pourvu d'un clavier ABCD.

Alors qu'il est prévu de fabriquer 30 millions de Minitels, Valéry Giscard d’Estaing, devant le lobby de la presse qui voit un concurrent dans cette nouvelle technologie, se ravise et décide de lancer des expérimentations  .

En juillet 1980, à Saint-Malo, les 55 premiers utilisateurs de l'annuaire électronique sont équipés. En 1981, 4 000 Minitels sont distribués en Ille-et-Vilaine. Il s'agit de tester ce nouveau service chargé de remplacer l'annuaire papier.

Il devait aussi alors alléger le service traditionnel des renseignements, passablement saturé devant la croissance du parc téléphonique fin des années 1970.

Il se justifiait aussi par l'efficacité d'un service de renseignements recouvrant l'ensemble des abonnés au téléphone en forte croissance.

Les publications des annuaires papier, constamment dépassées, créaient une forte demande sur les renseignements téléphoniques alors assurés par des fonctionnaires des PTT..

L'expérience de l'annuaire électronique ayant entraîné une forte résistance de la presse quotidienne régionale , le ministère des PTT eut l'idée de désamorcer la fronde en organisant une autre expérience incluant d'autres services, qui se déroula à Vélizy, ville dont le nom est devenu un terme générique dans le jargon du milieu de la télématique.

 

 

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Date de dernière mise à jour : vendredi, 15 Septembre 2017