années 1970  

1978-Minitels français

48 Minitel

 

Minitels français copiés pour devenir Internet .

 

 

Depuis la fin des années 1950, les ingénieurs du Centre national d'études des télécommunications ont développé des ordinateurs, puis des réseaux numériques expérimentaux, en collaboration avec l'industrie électronique et le Plan Calcul.

 

Leurs homologues américains, anglais ou allemands font de même, dans une ambiance d'émulation internationale.

 

Divers projets – visiophone, annuaire électronique, réseaux d'ordinateurs, etc. – contribuent à former dans ce milieu d'ingénieurs une vision des télécommunications futures, soutenue par les moyens financiers considérables investis dans le plan de rattrapage téléphonique des années 1970.

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Le directeur technique du Centre commun d'études de télévision et télécommunications à RennesBernard Marti, coordonne les travaux d'une équipe à l’origine du Minitel, le projet Minitel étant supervisé par Jean-Paul Maury, directeur du projet.

 

« Annuaire Électronique et Minitel » (1979 - 1985).

 

D'après Bernard Marti, le nom « Minitel » serait l'abréviation de « Médium interactif par numérisation d'information téléphonique ».

 

En 1977 

 

la remise au président de la République françaiseValéry Giscard d'Estaing,

 

puis la publication du rapport sur l'informatisation de la société rédigé par Simon Nora et Alain Minc, accélèrent la prise de conscience par les dirigeants et par l'opinion française d'une révolution technologique, baptisée « télématique » : la connexion de terminaux permet la visualisation de données informatiques stockées dans des ordinateurs à travers les réseaux de télécommunications.

 

L'année suivante, en 1978, la France décide de lancer un réseau vidéotex accessible par un terminal peu onéreux.

 

Cette décision sera rendue publique par Gérard Théry à l'Intelcom 79 de Dallas (Texas) qui réunit le gratin mondial des télécommunications. Il y annonce avec une certaine emphase le déclin de l'ère du papier.

Le concurrent américain du Minitel est le système NAPLPS. Conçu comme vecteur de vente à domicile, il met l'accent sur un affichage en couleurs de qualité photographique.

 

À cause du coût des composants et du faible débit des lignes de l'époque — surtout aux États-Unis — la déception est sévère :

  • l'affichage de certaines pages pouvait prendre une durée de six minutes ;
  • le mixage de texte et de graphiques, qui ne posait pas de problème avec les caractères semigraphiques de basse qualité du Minitel. 
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Seuls restèrent en lice le Minitel, le Prestel , le Ceefax, le Bildschirmtext (de) — tous en Europe, tous fondés sur la norme Vidéotex.

 

La réalisation du Minitel ayant été confiée à trois industriels différents (MatraRadiotechnique (Philips) et Télic-Alcatel), le prix de série put être négocié au plus bas en tenant compte d'une hypothétique, mais probable, baisse future des prix de revient par l'évolution technologique et l'accroissement des quantités  par les fournisseurs.

 

Le programme Télétel , est reconnu dans le monde entier comme le premier réseau télématique grand public et comme un succès commercial,

Par la suite, les services commerciaux du Minitel ont subi la concurrence d'Internet, dû à un manque de volonté de certains dirigeants à aller, d'après Bernard Marti, vers davantage d'affichage d'images ou de dessins.

 

Inventeur.

 

Un système aussi complexe que Télétel n'a évidemment pas « un inventeur », mais résulte de multiples projets et décisions.

Dans le film La Personne aux deux personnes (2008), un faux journal télévisé animé par Patrick Poivre d'Arvor annonce le décès par accident de l'inventeur du Minitel : l'ingénieur Jean-Yves Pouchard.

 

Expérimentation.

 

La phase d'expérimentation commence en 1980 à travers plusieurs opérations sur le terrain.

 

 

 

 

 

Date de dernière mise à jour : samedi, 29 Septembre 2018