années 1970  

1975 Les américains se retirent du Vietnam

 

 Informations générales

 

Date

1er novembre 195530 avril 1975

(19 ans, 5 mois et 29 jours)

Lieu

Viêt Nam

Casus belli

Partition du Viêt Nam après les accords de Genève

Incidents du golfe du Tonkin en 1964.

Issue

Victoire décisive du Nord-Viêt Nam. Défaite sud-vietnamienne après le retrait américain.

Changements territoriaux

Réunification du Viêt Nam sous l'égide des communistes

Belligérants

Forces en présence

 Sud-Viêt Nam

900 000 soldats

 

 États-Unis

543 482 soldats (30 avril 1969)

 

 Corée du Sud

48 000 soldats

 

 Thaïlande

10 000 soldats

 

 Australie

4 000 soldats

 

Total : 1 504 000 soldats

 Nord-Viêt Nam

650 000 soldats (1975)[1]

 

 Front national de libération du Sud Viêt Nam

300 000 guerilleros (1968)[2]

 

 Chine

320 000 soldats

 

 Union soviétique

6 359 soldats

 

 

 

 

Total : 1 280 000 soldats

Pertes

 250 000 morts

 58 209 morts 

 4 407 morts

 469 morts

 351 morts

 55 morts

 

Total : 320 000 soldats tués, provenant majoritairement du Sud-Vietnam et des États-Unis.

 1 200 000 morts [5]

 1 400 morts

 

Total : 1 300 000 soldats tués, provenant essentiellement des forces de la guérilla Vietcong et du Nord-Vietnam.

Civils :

2 millions de morts parmi la population vietnamienne.

 

 

Désengagement américain (1969–1971) :

 

La guerre du Viêt Nam (également appelée deuxième guerre d'Indochine) est une guerre qui oppose, de 1955 à 1975, d'une part la République démocratique du Viêt Nam (ou Nord-Viêt Nam) avec son armée populaire vietnamienne — soutenue matériellement par le bloc de l'Est et la Chine — et le Front national de libération du Sud Viêt Nam (dit Viet Cong), et d'autre part la République du Viêt Nam (ou Sud-Viêt Nam), militairement soutenue par l'armée des États-Unis appuyée par plusieurs alliés (Australie, Corée du Sud, Thaïlande, Philippines).

 

 

La guerre américaine d'Indochine ne fut jamais déclarée. Aussi l'année exacte de son commencement prête-t-elle à débat.

 

 

On a pris l'habitude d'en attribuer la paternité au président John F. Kennedy, qui à partir de 1961, y envoya plus de 15 000 conseillers militaires. Pourtant dès le milieu des années 1950, en effet, le Sud Viêt Nam connaît une situation insurrectionnelle.

 

En 1998, le gouvernement fédéral des États-Unis détermine que les militaires américains tombés après le 1er novembre 1955 — date de la création du premier groupe de conseillers militaires américains au Sud Viêt Nam — peuvent être considérés comme morts durant la guerre du Viêt Nam.

 

 Ce n'est cependant qu'à partir de 1965 que les États-Unis interviennent massivement au Viêt Nam, après la résolution du golfe du Tonkin d'août 1964.

La politique de contre-insurrection des États-Unis, accompagnée de bombardements massifs — notamment l'opération Rolling Thunder contre le territoire nord-vietnamien — échoue cependant à faire cesser la guérilla au Sud : l'offensive du Tết de 1968 confirme l'enlisement militaire du conflit vietnamien.

 

Les opérations américaines contribuent au contraire à étendre les hostilités aux pays voisins : la guerre civile laotienne et la guerre civile cambodgienne deviennent des conflits annexes à la guerre du Viêt Nam.

 

Le conflit étant dans l'impasse et de plus en plus impopulaire dans l'opinion publique américaine, les Accords de paix de Paris décident en 1973 du retrait militaire américain.

En 1975, le Nord Viêt Nam réalise une offensive contre le Sud Viêt Nam et remporte la victoire : le pays, officiellement réunifié l'année suivante, devient la République socialiste du Viêt Nam. En même temps que le Viêt Nam, le Cambodge et le Laos deviennent eux aussi des pays communistes.

Dès le départ des occidentaux, des pogromes eurent lieu dans certains pays comme le Cambodge, le Laos

Date de dernière mise à jour : mardi, 28 août 2018